Partager l'article ! Tom yam soup au poisson, voyagez sans bouger!: Ce que j'aime beaucoup avec la cuisine asiatique c'est qu'elle utilise ...
Ce que j'aime beaucoup avec la cuisine asiatique c'est qu'elle utilise tellement d'associations et d'ingrédients différents de la cuisine occidentale que même un plat très simple nous emporte complètement! C'est le cas de cette soupe Tom Yam, traditionnelle au Laos et en Thailande. Comme son nom l'indique ;-) c'est une soupe (Tom, "faire bouillir") relevée d'épices et d'acidulé (Yam, hot and sour). Je me rends compte au fur et à mesure que je vous propose des recettes écrites en Anglais à la base combien des fois la traduction peut être frustrante car on a le sentiment que la traduction ne rend pas complètement compte du mot initial (c'est peut etre pour ça que c'est un métier, traducteur ;-) Je trouve que hot&sour qu'on traduirait par épicé et acide en français est moins parlant (et je trouve qu'acide est plutot connoté négativement en français, mais je me trompe peut etre...)
Enfin bon, je vais arrêter de me plaindre de ne pas trouver les mots à chaque recette, m'entrainer à la traduction et vous donner cette recette toute simple et délicieuse!
Etant donné la vague de froid qui touche la France, une recette de soupe en plus ne peut pas faire de mal car il faut pouvoir trouver de la diversité si vous devez manger de la soupe tous les jours!
Cette soupe là vous fais voyager et vous réchauffe doublement (selon les quantités de piment que vous y mettez!) et nous l'avons beaucoup appréciée.
Libre à vous de l'améliorer en y ajoutant des crevettes (il y en avait dans la recette que j'ai suivi mais pas dans mon frigo!) voire même des saint-jacques pour une version luxe que vous ajouterez au dernier moment pour ne pas les surcuire.
Pour 2 personnes en plat ou 3 personnes en entrée (recette extraite du livre Frame-by-Frame Asian)
750cl de bouillon de poulet
3 tiges de citronnelle, grossièrement écrasées au mortier pour libérer leurs arômes
5 feuilles de kaffir
1/2 piment rouge égrainé et finement émincé (même un peu moins pour nous mais quand on cuisine avec des piments habañero, on apprend à faire attention! ;-)
1 "noix" de gingembre frais, pelé et tranché finement
2 cs de nuoc-mâm (sauce de poisson)
2 cc de sucre
250g de poisson blanc (barramundi pour nous, je vous conseille le cabillaud) coupé en morceaux
110g de pousse de bambou (en boite ici)
6-8 tomates cerises coupées en 2
le jus d'1 citron vert
1 petite poignée de coriandre fraiche émincée
1 petite poignée de basilic frais émincé
[la recette initiale prévoit également des crevettes et des racines de coriandre]
Dans une grande casserole, mélangez le bouillon, la citronnelle, les feuilles de kaffir, le gingembre, le piment, le sucre et le nuoc-mâm. Couvrez et portez à ébullition, réduisez le feu et laissez frémir pendant 10 minutes.
Ajoutez les pousses de bambou et le poisson et laissez cuire dans le bouillon frémissant pendant 4 minutes.
Ajoutez les tomates cerises et le jus de citron vert, goutez, rectifiez l'assaisonnement en jouant sur le sucre et le nuoc-mâm.
Retirez les tiges de citronnelle et les feuilles de kaffir et servez bien chaud en ajoutant les herbes fraiches.
Bon appétit!